À mon fils

Salut, Jérémie,

On se voit pas très souvent. Je suis toujours à courir à gauche et à droite. J’essaie de faire ma petite part pour l’indépendance. J’écris des articles, je prépare un film, je fais des discours un peu partout.

Hull, Trois-Rivières, Sherbrooke, Québec. Je mets l’épaule à la roue, comme on dit. Un simple militant parmi tant d’autres dans la lutte commune.

J’arrive à la maison, le soir, mort de fatigue. Des fois déprimé à mort, d’autres fois chargé à bloc. Quand je te change de couche, tes sourires et tes guili-guili me remontent le moral. Je t’écoute rire et ma fatigue disparaît. Je te regarde me regarder, l’air heureux, et je suis heureux à mon tour. Je renais à la vie. Tu me redonnes le goût de continuer à me battre. Un bon départ pour un ti-cul de trois mois!

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